Chauffer le vin d'Arton et rien d’autre, voilà le secret de notre Armagnac ! De la vigne au vin et du vin à l’Armagnac, la filiation est cruciale, nous engageant saison après saison. Exprimer le meilleur du terroir, veiller à sa plus parfaite expression, préserver les typicités de ses nuances : nous élevons nos vignes pour réaliser un très bon vin,  ce vin est ensuite distillé. La qualité du vin distillé détermine la qualité de nos Armagnacs.

De la vigne au vin

Château Arton naît dans les vignes du domaine.

L’Ugni blanc, planté sur la parcelle du Pasteur, surplombe le lac d’Arton. Le Colombard pousse en contrebas de la chartreuse.

Mi août, les raisins sont goûtés pour surveiller leur maturation. Le taux de sucre doit rester faible et l’acidité doit être élevée pour faire un bon vin de distillation. La récolte commence fin août- début septembre selon les années. Les vendanges se font la nuit, lorsqu’il fait plus frais, pour conserver les arômes du raisin.

Les fruits sont pressés immédiatement pour préserver leurs saveurs et éviter leur oxydation. Les ajouts de sulfites sont interdits dans l’élaboration de l’Armagnac. La vinification est naturelle, élaborée par fermentation selon une méthode traditionnelle.

En octobre, dès que le vin est prêt, la distillation est engagée.

La période de distillation est fixée par décret. Elle se pratique une fois les vendanges finies, et se termine le 31 mars de l’année qui suit la récolte.

 

Du vin à l’Armagnac

Les Armagnacs de Château Arton puisent leur puissance aromatique dans l’attention avec laquelle ils sont élaborés.

Au domaine d’Arton, la distillation se pratique en automne, au plus près des vendanges et de la fermentation, pour conserver toute la fraîcheur des arômes et s’assurer que le vin est en pleine jeunesse. Il porte encore en lui toute l’histoire de son année.

La distillation se fait à la propriété avec un alambic en cuivre à colonnes traditionnel, dit « armagnacais », un alambic ambulant, à distillation continue, qui s’installe au domaine. Le distillateur veille jour et nuit, auprès de son alambic, à la lente transformation du vin en eau de vie. Son savoir-faire est indispensable pour que cette dernière se charge des meilleurs arômes.

Chauffer le vin et rien d’autre, voilà le secret de notre Armagnac !

Le vin frais (15°) monte dans la première colonne de l’alambic, puis redescend dans la seconde où il s’écoule en passant par des plateaux. Au fond, il barbote au dessus de la chaudière, libère des vapeurs qui s’élèvent et rencontrent le vin frais qui descend dans la colonne à plateaux. Celles-ci s’enrichissent des arômes de ce vin et se chargent de l’histoire de son année pour en extraire sa quintessence.

Lorsque les vapeurs arrivent à saturation, qu’elles ont recueilli tout ce qu’il y avait à recueillir, elles s’écoulent par un conduit qui serpente au coeur de la première colonne, celle du vin frais, se refroidissent et se condensent, donnant naissance à l’Armagnac blanc (54°).

Cette eau de vie, pure et transparente, est d’une grande richesse aromatique, fruitée et florale. Elle peut être mise en bouteille, après un repos de trois mois dans des cuves en inox – c’est notre Fine Blanche® (45°) – ou logée dans des fûts en chêne de Gascogne de 420 litres où elle va se teinter de ses nuances d’ambre de cuivre et d’or, enrichir ses arômes pour devenir l’Armagnac.

Chaque vin est distillé séparément et chaque fût est dédié à un seul cépage. Les assemblages viendront plus tard.

Le chêne et le chai

Le temps du chai est celui du savoir-faire de l’homme. Caractérisé par son silence et sa lumière tamisée, c’est le lieu du travail du temps. On vient s’y recueillir, comme dans une cathédrale, et goûter. C’est là que se prépare chaque année la naissance de nos Armagnacs.

L’eau de vie cristalline est d’abord logée dans un fût neuf. C’est le temps du dialogue avec le chêne. Elle se teinte de la couleur du bois, se nourrit de ses arômes, extrayant les tanins de la pièce. Les essences issues du bois et du vin évoluent avec l’oxydation de l’Armagnac au contact de l’air à travers le chêne. Cette alchimie donne naissance à l’Armagnac.

L’eau de vie est ensuite transférée dans un fût plus ancien, pour ralentir l’extraction du bois, éviter qu’il ne prenne le pas sur le fruit, et continuer lentement sa maturation pour atteindre son équilibre parfait. Elle se repose. La palette des arômes (poire, poivre, vanille, pruneau) se développent. Le goût boisé s’affine et le rancio apparaît.

Au domaine d’Arton, les fûts sont entreposés dans un chais sec puis dans un chai humide, le passage d’un chai à l’autre se faisant à la dégustation. Les variations de température entre l’hiver et l’été et l’humidité naturelle influent sur l’élevage de l’eau de vie.

Notre chai sec permet l’extraction des composants présents dans le bois. L’eau s’évapore, intensifiant la concentration en alcool, sublimant l’Armagnac. Notre chai humide, datant du XVIIIème, permet en revanche à l’alcool de s’échapper. C’est la part des anges ! Le degré d’alcool diminue naturellement pour atteindre 45°.

C’est au cours du vieillissement que l’eau de vie prend la couleur ambrée caractéristique de l’Armagnac. Notre Armagnac est authentique. Nous n’ajoutons ni copeaux de bois, ni colorant, pour accélérer sa maturation. Seul le temps fait son oeuvre.

Le vieillissement de nos Armagnacs est fait sur-mesure. La dégustation régulière est essentielle pour surveiller l’équilibre des arômes, celui des tanins et de l’alcool. Elle détermine la saveur de nos Armagnacs, celle-ci est notre signature.

Assemblage et mise en bouteille au Domaine

Au bout de 10 à 12 ans, l’Armagnac a atteint sa maturité. L’heure est venue d’assembler ou de millésimer, et de mettre en bouteille. Une fois sous verre, l’Armagnac ne vieillit plus que très subtilement. Le verre préserve les arômes.

Le jeu des assemblages permet de façonner l’âme de nos Armagnacs, et de veiller, année après année, au respect de ses notes gustatives.
Les Armagnacs millésimés sont l’expression d’une année exceptionnelle. Ils correspondent à l’année de récolte du raisin.

L’Armagnac, c’est l’art de prendre son temps, et de laisser la Nature faire son travail. L’homme n’est là que pour le révéler.

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