Certifier la provenance et l’intégrité de nos vins et de nos Armagnacs avec transparence, voilà notre promesse. Un engagement de qualité fondamental qui a inspiré notre projet vinicole dès ses débuts. Car il ne peut y avoir d’Armagnac sans vin, et il ne peut y avoir de vin sans raisin, planter nos vignes était une évidence !

Au domaine d’Arton, les vins et les Armagnacs vieillissent sur la terre de leurs origines, c’est-à-dire là où ils sont nés. De la vigne au raisin, du raisin au vin, et du vin à l’Armagnac, tout se passe au domaine. Nous sommes témoins de leur histoire.

« On est du pays de son enfance » Patrick de Montal

Tout commence en 1979. Patrick de Montal et Victoire de Montesquiou, tombés sous le charme d’Arton, tournent le dos à leur vie parisienne pour vivre un rêve, celui de revenir sur la terre de leurs origines, celle où ils ont passé leur enfance et celle qui a vu se succéder leurs ancêtres. Car dans leurs veines coule l’impétuosité gasconne ! Leur projet fou, inspiré par leur amour, est celui d’une passion, une passion pour la Gascogne, une passion pour sa terre. Et quoi de mieux que l’Armagnac pour faire vivre cette passion !

Leur ambition s’impose comme une évidence : restaurer la mémoire d’Arton, celle d’une terre de vignes, comme en attestent les traces de viticulture retrouvées sur le site. Patrick de Montal est convaincu que pour rendre hommage à l’Armagnac, ce « merveilleux », il faut accompagner toutes les étapes de son élaboration, des raisins à la mise en bouteille, et ainsi garantir à ceux qui le dégustent sa fiabilité. Transparence. Voilà son maître mot. Seuls les propriétaires récoltants peuvent se targuer de soigner avec abnégation et dévouement leur Armagnac d’un bout à l’autre de sa production. Toute la noblesse du geste trouve sa raison d’être dans cette approche artisanale.

Propriétaires Récoltants vs Coopérative Agricole vs Négociants

La production d’Armagnac est un univers complexe dominé par la Coopérative Agricole et les négociants.

Les propriétaires récoltants, peu nombreux, se différencient des autres producteurs d’Armagnac. Viticulteurs indépendants, ils détiennent un numéro d’exploitant, la preuve que des raisins à l’Armagnac, tout est fait au domaine, la caution d’une attention méticuleuse dispensée quotidiennement. C’est aussi la clef de leur liberté, celle de pouvoir façonner de bout en bout un Armagnac à leur image. Et d’assurer la constance de son goût d’année en année. Les étiquettes des bouteilles portent la mention « mis en bouteille au château/domaine ».

La Coopérative est un outil de production et de commercialisation. Elle rassemble des vignerons d’un même terroir qui mettent en commun leurs raisins pour faire leur vin et ainsi réaliser une économie d’échelle. Chaque vigneron repart avec un lot du vin, proportionnel à son apport de raisins, qu’il distillera puis mettra en bouteille sous son nom. Les étiquettes des bouteilles portent la mention « mis en bouteille à la propriété ».

L’Armagnac est dans la région depuis toujours. Des trésors dorment encore dans les caves. C’est aux négociants de les dénicher. Ils achètent des stocks de vins ou d’Armagnac à des courtiers puis font leurs propres assemblages et supervisent le vieillissement. Ils peuvent associer des stocks provenant de différents producteurs et des trois sous-régions de l’AOC Armagnac, brouillant la piste de la provenance. Propriétaires récoltants et négociants n’ont pas le même calendrier. Si le propriétaire récoltant distille son vin au plus près des vendanges, pour garder la fraîcheur des arômes, le négociant est tributaire de la disponibilité des stocks de vins qu’il ne peut souvent acheter qu’à la toute fin de la période autorisée de distillation (octobre-mars).

Il fallait être visionnaire en 1979 pour choisir la rigueur de la traçabilité comme signature. Patrick de Montal a cet esprit pionnier ! Convaincu que la qualité de l’Armagnac dépend de son intégrité, il accorde une importance cruciale à son origine et impose dans la région un nouveau critère d’excellence.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » Sénèque

Il aura fallu de l’ardeur au travail et de la persévérance pour faire vivre cette ambition. En 1979, la chartreuse du domaine est une ruine. Les terres sont en fermage. Mais la nature est magnifique. C’est dans la beauté du site que Patrick et Victoire de Montal puisent leur ferveur. Le projet de planter des vignes est déjà là. Il faudra cependant patienter.

Patrick de Montal fait ses armes comme négociant et fonde la marque « Armagnac de Montal », sillonnant le Bas Armagnac et la Ténarèze à la recherche de pépites. Rapidement il prend ses distances avec des pratiques qui trahissent son souci d’authenticité et contrarient ses aspirations artisanales. Il ne veut pas « fabriquer » de l’Armagnac mais l’« élever ». Les premières vignes, de l’Ugni Blanc, sont plantées en 1981 sur la parcelle dite du « Pasteur » (2,5 ha), nichée au pied d’un bois. La proximité des arbres est essentielle. L’eau acide, filtrée par le sable des garennes, est excellente pour la production d’un bon Armagnac. C’est en 1990 que Patrick de Montal récupère enfin l’intégralité de ses terres. Le vignoble d’Arton prend alors le visage qu’on lui connaît aujourd’hui. La première récolte a lieu la même année et, l’année suivante, le premier Armagnac distillé à partir du vin et des raisins d’Arton est mis en fût. Jusqu’en 2000, Patrick de Montal travaille avec la Coopérative Agricole de Condom pour ses vins de dégustation. En 2001, le premier vin 100% Arton est mis en bouteille. En 2017, les jurys du Concours Général Agricole décernent le Prix de l’Excellence dans la catégorie des Eaux-de-Vies françaises aux Armagnacs d’Arton, un prix attribué pour la première fois à la rare et exceptionnelle Eau-de-Vie gasconne. La devise familiale, Durum Patientia Frangit (la patience triomphe des épreuves), n’aura jamais été aussi appropriée.

  • Viticulture durable

    Au domaine d’Arton, la Nature généreuse a conservé ses droits. Artisans du temps, nous savons écouter et respecter ses rythmes. La patience est notre sagesse.

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  • Le processus d’élaboration du vin

    Les vins du domaine d’Arton puisent leur qualité aromatique dans l’attention avec laquelle ils sont élaborés. De la vigne au chai, nos gestes répétés, jour après jour, saison après saison, avec une extrême minutie, sont le gage de l’excellence de nos vins. Notre savoir-faire artisanal permet d’exprimer de façon innovante le meilleur de notre terroir.

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